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Journée du 8 mars en lien avec le projet de Loi Grand-âge et autonomie

Dans le cadre de la journée internationale des droit des femmes du 8 mars et dans la perspective du Projet de Loi Grand âge et autonomie, je me suis rendue jeudi dernier à l’association AS Domicile sur la commune de Landivisiau.

Après la présentation de la structure par le Président Louis Fagot et le Directeur Général Hervé Le Gall, j’ai pu échanger avec deux intervenantes : une accompagnante à domicile et une personne assurant le portage de repas à domicile.

Madame T. travaille chez AS Domicile depuis juin 2018 comme accompagnante auprès de personnes âgées à domicile et auprès de personnes handicapées sur des remplacements ponctuels. Elle travaille à temps complet.

Elle travaillait auparavant comme aide à domicile au CCAS de Daoulas avant d’obtenir son diplôme comme accompagnante et de rejoindre les équipes d’AS Domicile.

Elle est issue du secteur du secrétariat avec obtention de diplômes dans ce secteur de formation.

Fille d’une aide-soignante, elle a toujours été intéressée et attirée par le domaine social.

Elle estime que sa fiche de poste peut évoluer selon les interventions qu’elle a à faire et le public chez qui elle doit intervenir.

Elle regrette la mauvaise perception de son métier à l’extérieur et la comparaison faussée avec l’appellation « femme de ménage ». Bien évidemment, dans les missions qu’elle exerce à domicile, elle aide à l’entretien du domicile mais cela n’est pas comparable avec du ménage de confort.

La formation en accompagnement lui sert au quotidien car elle doit s’adapter aux usagers, à leurs difficultés. Elle doit pour chaque intervention créer un lien de confiance avec l’usager. Elle peut découvrir comment la personne vivait auparavant et vit actuellement. Cela implique de réaliser sa mission dans la bienveillance et apporter du bien être à la personne.

Selon les plannings, elle est amenée à visiter 3 ou 4 ou 5 personnes par jour sur une intervention minimale d’une heure. Soit un total de 10 à 15 usagers chez qui elle se déplace chaque semaine.

En termes de posture, sans toujours un matériel adéquat, cela complique sa tâche auprès des usagers.

Dès son entrée dans la maison, elle peut rapidement évaluer le moral de la personne et chercher le cas échéant les raisons d’une baisse de moral ou d’un mal être et rechercher une solution pour l’améliorer. En cas de soucis de santé ou de changement important, un reporting est assuré soit en direct auprès de la responsable de secteur ou de l’encadrant d’astreinte ou marqué sur le cahier de liaison ou téléphone spécifique.

Elle est amenée à travailler un week-end sur 3 et un dimanche sur 6 avec un impact sur la vie familiale. Elle se sent utile sur son poste auprès des usagers à leur domicile.

Madame C. travaille depuis 22 ans auprès de l’association AS Domicile pour du portage de repas à domicile sur le secteur de Saint Pol de Léon.

A l’époque, elle recherchait un temps partiel sur un remplacement qui l’a amené à démarrer son poste chez AS Domicile.

Elle aime son poste car il s’agit d’un métier basé sur le relationnel. Elle se sent utile même si son intervention lui fait rester peu de temps.

Les repas sont livrés en liaison froide la semaine entre 9 heures et midi pour les repas du midi et livraison les après midis pour le lendemain.

Son approche est différente selon les usagers chez qui elle livre selon leur humeur et leur moral.

Pour des raisons financières, les usagers ne peuvent pas financer des heures d’aide à domicile et des repas livrés. Ils choisissent l’une ou l’autre de ces formules.
La livraison de repas nécessite 7 à 8 livraisons par heure soit un total de 25 livraisons le matin. Pas de portage de repas les week-end. La livraison du vendredi plus importante sert pour les repas du week-end avant la nouvelle livraison le lundi matin.

Comme toute salariée de la structure AS Domicile, elles ont des formations aux postures et le matériel adéquat et performant pour leur travail est peu utilisé car très peu de domiciles en ont.

Elle est consciente des conséquences de ce métier sur la vie de famille compte tenu des horaires de travail contraints.

Elle aide à préparer la table et incite l’usager à utiliser une assiette pour manger comme s’il s’agissait d’un repas classique. Elle n’a pas le droit de jeter de la nourriture non consommée. C’est l’aide à domicile qui fait le tri et qui évite le gaspillage alimentaire en utilisant des boîtes tupperware agrémentées d’étiquette pour des raisons d’hygiène et de santé.

Les plateaux repas ne sont pas récupérés ni réemployés pour des raisons d’hygiène.

Les usagers, dans leur grande majorité, choisissent le portage de repas à partir de 65 ans. Les usagers sont âgés entre 65 et 95 ans.

Elle constate un sentiment de solitude, d’isolement, avec peu de distraction (discussion ou lecture ou promenades…).

Elle regrette que les personnes handicapées n’utilisent pas non plus toutes les heures d’activité auxquelles elles ont le droit pour sortir de leur quotidien ou de chez eux le temps d’une activité à leur domicile ou à l’extérieur de leur domicile.

Les usagers vivent en grande majorité en milieu rural, hors du bourg dans des quartiers situés en campagne.

Les personnes âgées désirent très fortement rester chez elles à leur domicile et peuvent si elles le souhaitent (selon leurs capacités financières) à aller en structure temporaire (accueil de jour) les mois d’hiver.

L’intervention à domicile et la durée d’intervention diffèrent selon le degré d’autonomie de la personne. A minima, c’est deux d’intervention par jour. La direction d’AS Domicile est favorable à plus de souplesse dans le contenu et le temps des interventions qui actuellement sont plutôt rigides du fait de la codification en vigueur dans le secteur de l’aide à domicile.

En conclusion, les deux salariées que j’ai eu le plaisir de rencontrer et d’interviewer m’ont exprimé le bonheur et le plaisir d’être utiles auprès des usagers. Malgré les difficultés qu’elles peuvent être amenées à rencontrer sur certaines situations (peine ou détresse), elles sont motivées pour poursuivre leurs missions avec sourire et professionnalisme.

Elles m’ont demandé à demander aux autorités de tutelle de communiquer plus et de façon plus positive sur leur secteur, leurs métiers.

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