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L’ESS,un modèle à haut potentiel

Représentant 10% du PIB et 2,6 millions d’emplois, l’Economie sociale et solidaire n’est ni une économie marginale ni celle du pauvre. Ce qui la différencie de l’économie au sens large, ce sont les principes qui la régissent : la gestion démocratique, une lucrativité encadrée et une finalité d’utilité sociale. La Bretagne est aujourd’hui la première région pour le poids de l’ESS dans son économie. Ses emplois se répartissent entre les secteurs du « care » : action sociale, santé et enseignement pour 54 % de l’emploi ESS, les secteurs marchands (mutuelles, coopératives, SCOP,…) pour 36% et le secteur de l’animation territoriale pour 10% . Cette répartition montre l’implication de l’ESS dans l’économie du quotidien, le maintien des liens humains et l’engagement dans les territoires. C’est bien parce que l’ESS est un modèle transversal et multisectoriel que le secrétariat d’État à l’économie sociale et solidaire et de la vie associative est à présent rattaché au cabinet de la première ministre. L’ESS se hisse ainsi en priorité du Gouvernement pour ce second quinquennat qui s’annonce économique, social et solidaire.

Les candidats à un emploi ne s’y trompent pas. En quête de sens, ils recherchent ces entreprises ou associations qui ont un impact positif pour l’homme, son environnement et la planète. La rentabilité et de fortes rémunérations ne sont plus des fins en soi. Ils voient au travers de l’ESS, une économie des valeurs et pas de la valeur, une économie de coopération et de partage dans laquelle ils se reconnaissent davantage. Cette vision qui paraissait marginale gagne peu à peu du terrain et incite aujourd’hui de plus en plus d’entreprises de l’économie dite traditionnelle à se remettre en cause et à demander un agrément ESUS (Entreprise solidaire d’utilité sociale) ou à devenir entreprise à mission, notion introduite par la loi PACTE. Cependant, il faut favoriser une meilleure connaissance de l’ESS et l’accompagner davantage en simplifiant et dématérialisant les procédures, par exemple. L’effort doit aussi être porté sur l’information de proximité en s’appuyant sur le dispositif local d’accompagnement (DLA) et la constitution de pôles territoriaux de coopération économique (PTCE). 2,5 millions d’euros seront investis pour les PTCE, dans le but de garder les emplois dans les tissus économiques locaux et de favoriser la coopération et l’innovation entre les acteurs économiques, associatifs et les collectivités territoriales. Il s’agira alors d’aller encore plus loin en se servant de la commande publique comme d’un levier pour ces structures engagées pour le bien commun.

Le dynamisme de nos territoires repose aussi sur 1,3 million d’associations. Essentielles pour animer la vie des communes autour d’activités sociales, sportives ou culturelles, elles reposent bien souvent sur des bénévoles enthousiastes qui assument beaucoup de responsabilités. Alors que le bénévolat commence à s’essouffler, il faut le soutenir : reconnaissance par le passeport du bénévole, validation des acquis de l’expérience, … La pérennisation des associations passera aussi par la simplification de l’accès aux aides et le mécénat de compétences. C’est par la reconnaissance des bénévoles et de leur expertise que les associations continueront à jouer pleinement leur rôle fédérateur dans les territoires.

En conclusion, l’ESS est responsable, respectueuse ET performante. De plus, elle propose des solutions locales à partir de ressources locales. Un modèle à suivre !

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