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PLF 2019 : examen des crédits de la mission Recherche

Albert Einstein disait : « L’imagination est plus importante que la connaissance. Car la connaissance est limitée, tandis que l’imagination englobe le monde entier, stimule le progrès, suscite l’évolution ». Cette citation illustre bien le rôle moteur que joue la recherche dans nos mutations économiques et sociales. Elle constitue un véritable investissement d’avenir, qu’il est nécessaire de soutenir et de développer afin de préparer notre société aux enjeux écologiques et économiques auxquels elle devra faire face prochainement.

La recherche française, qu’elle soit fondamentale ou appliquée, a toujours été un symbole d’excellence dans le monde entier. Présents dans tous les champs de la connaissance, les organismes de recherche français, comme par exemple le CNRS ou l’INSERM, se classent parmi les premiers organismes de recherche mondiaux. Nous comptons cette année encore un prix Nobel de plus, en la personne de Gérard Mourou, pour ses travaux sur les lasers.

En tant qu’ancienne professeure à l’Université de Bretagne Occidentale, je sais le travail remarquable effectué par nos étudiants-chercheurs et la nécessité de les soutenir. Je tiens pour cela à exprimer ma satisfaction au regard des crédits prévus pour 2019.

 

Un budget 2019 atteignant 28,17 milliards d’euros en crédit de paiement

 

En effet, le budget 2019 consacré à la recherche et à l’enseignement supérieur atteint 28,17 milliards d’euros en crédit de paiement, soit 503 millions d’euros supplémentaires par rapport à 2018. Sur 2 ans, les moyens de votre ministère ont été renforcés de 1,3 milliards d’euros. Cela représente un signal positif tant pour nos étudiants que pour nos chercheurs.

Plus spécifiquement, le budget de la recherche progresse de 2,5% l’année prochaine. Sur deux ans, la hausse atteindra même 8%. C’est un message fort qui est envoyé là et qui est bien dans le prolongement de la formule de notre Ministre : « Nous devons investir pour préparer l’avenir ».

Un mot également sur le budget accordé à la recherche spatiale. Ce programme est doté de 1,82 milliards d’euros, soit une hausse de 11,2% sur un an. Je salue particulièrement cette hausse car elle matérialise le renforcement d’une coopération européenne, essentielle aux progrès de la science.

 

Des crédits à la hauteur des priorités de notre Gouvernement

 

L’avis du groupe La République En Marche est positif car le budget proposé est à la hauteur du projet de notre Gouvernement, et encourage la recherche dans tous les domaines. Les crédits proposés illustrent bien plusieurs grandes priorités de notre Gouvernement :

 

  • Tout d’abord, celle du soutien à nos grands organismes de recherche.
    • L’appui à nos laboratoires pour construire leur politique scientifique se traduit en matière de budget par 25 millions d’euros dont 5 millions d’euros pour les sciences humaines et sociales. A noter également la remise à niveau des crédits de l’Agence nationale de la recherche : en 2019, les autorisations d’engagement dont disposent l’A.N.R. progresseront de 33M€, soit, sur deux ans, une hausse de 9,3%. Nos organismes de recherche verront également leurs crédits augmenter de 3,5%.

 

  • Ensuite, celle du soutien aux entreprises innovantes.
    • Le plan gouvernemental « Soutenir les entreprises innovantes », présenté par notre Premier ministre en mai dernier, comprend trois priorités : favoriser l’entreprenariat des chercheurs, faciliter l’accès à la priorité intellectuelle et mobiliser des moyens pour stimuler l’innovation de rupture à forte intensité technologique. C’est le Conseil de l’Innovation, mis en place le 18 juillet 2018, qui aura pour mission de piloter cette politique d’innovation et d’en définir les grands axes. Pour rappel, le volet innovation du Grand Plan d’Investissement s’élève à 13 milliards d’euros d’investissement. A cela s’ajoute le Fonds pour l’industrie et l’innovation (FII), institué par la loi PACTE et doté de 10 milliards d’euros d’actifs, issus des cessations de titres publics, consacrés entièrement à l’innovation.

 

  • Enfin, une autre priorité de notre Gouvernement est celle du renforcement de la coopération européenne et internationale et le développement du rayonnement de la recherche française à l’étranger.
    • Nous assistons aujourd’hui à un véritable phénomène d’internationalisation de l’activité de recherche. La coopération européenne et internationale apparaît aujourd’hui essentielle à l’émulation intellectuelle. Une illustration est le dernier lauréat de la médaille Fields, Alessio FIGALLI, qui a eu comme ancien directeur de thèse notre collègue Cédric Villani. La capacité d’un pays à attirer les meilleurs chercheurs étrangers est aujourd’hui un facteur de compétitivité économique.
    • Septième puissance scientifique mondiale en 2015, la France s’inscrit au cœur des réseaux européens (ex. initiatives de programmation conjointe) et de réseaux internationaux (laboratoires internationaux virtuels et implantés sur le territoire du pays partenaire). Cependant, la montée en puissance de pays émergents comme la Chine et le Brésil, fragilise la position française, dont la part des publications est en baisse constante. De plus, la préparation du programme pour la recherche et l’innovation Horizon Europe (2021-2027), doit passer par un investissement supplémentaire des acteurs français dans les programmes européens.

 

Je crois que ce budget est l’illustration de notre volonté d’encourager et de soutenir durablement notre recherche pluridisciplinaire, ainsi que son rayonnement international et le groupe LaREM a bien évidemment voté en faveur des crédits de cette mission.

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